Yokai Gakkou

La toute première école japonaise prévue uniquement pour les yokais
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Kurosawa Ei'ichirô

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kurosawa Ei'ichirô

avatar

Messages : 10
Date d'inscription : 29/04/2013

MessageSujet: Kurosawa Ei'ichirô   Lun 29 Avr - 13:15

_______________________________________________________________

QUI ÊTES-VOUS?
_______________________________________________________________


Nom :
Kurosawa

Prénom :
Ei'ichirô

Date de Naissance:
Il y un siècle et demi, à peu près

âge :
Environ 150 ans

Sexe :
Mâle

Orientation sexuelle :
Hétéro


_______________________________________________________________

IDENTITE
_______________________________________________________________



Description physique:
Sous ma forme féline, je suis un très beau chat noir aux reflets d'aile de corbeau, avec des yeux d'une couleur ambrée profonde et captivante; mon oeil droit, d'ailleurs, est traversé par une cicatrice qui fort heureusement ne m'a pas éborgnée. Pour ce qui est de mon apparence mortelle, j'aime à arborer les traits d'un homme d'âge mûr, assez séduisant, 1m67 pour une soixantaines de kilos. Je conserve sous cette forme la couleur noire moirée de mon pelage, qui se transpose sur mes cheveux que je porte mi-longs à hauteur d'épaules; je déteste les attacher, à part quand je manie les armes. Mes yeux étirés gardent leur teinte brun-jaune brillant, et ma pupille se rétrécit verticalement lorsqu'une lumière m'éblouit; bien évidemment, mon oeil droit porte toujours sa longue balafre rosée. J'ai un physique assez sec, un visage viril -mâchoire carrée ornée d'un bouc noir- et le reste de mon corps est décoré des fines cicatrices que j'ai gagnées dans mon passé tumultueux.

Description mentale:
Comme tous les chats, je suis à la fois très paresseux et, paradoxalement, très vif. Bien que j'aie toujours l'air nonchalant, je suis sans cesse aux aguets, et aucune créature ne saurait m'approcher sans que je le sache (à moins d'user de pouvoirs magiques.) J'aime les longues siestes au soleil, un brin d'herbe dans les dents, mais aussi les jeux et les câlins lorsque je suis sous ma forme féline. J'apprécie énormément la compagnie des vieilles gens, que je considère comme une source de sagesse et de réconfort. Ma nature animale me fait haïr l'eau sous toutes ses formes -il faut parfois me forcer pour que j'accepte d'aller au bain- et adorer la chasse. On me perçoit parfois comme ironique, cynique, voire blessant dans mes propos, mais cela vient en partie de mon passé de vieux briscard et d'autre part de ma franchise naturelle. Sinon, je suis assez discret et solitaire; j'aime me retrouver seul lorsque l'envie m'en prend. Je peux également paraître dissipé, car j'ai l'esprit qui bouillonne sans cesse et je mène souvent plusieurs réflexions à la fois dans mon for intérieur, ce qui peut donner lieu à des discours décousus et cocasses.

_______________________________________________________________

HISTOIRE
_______________________________________________________________


Histoire:
Né non loin du lac Biwa, dans la province d'Ômi, il y a de cela un siècle et demi si j'ai bien compté, je n'étais alors qu'un chat de gouttière comme il en existe tant. Jouant et apprenant la dure loi de la vie animale, j'ai grandi au milieu de mes frères et soeurs, volant ma nourriture ou apitoyant des humains pour subsister. Cependant, quelque chose en moi était différent. J'avais parfois l'impression qu'il existait autre chose, au-delà de cette existence mouvementée. L'avenir me montra que j'avais raison.

Tout d'abord, tous les membres de ma portée vieillissaient, et finissaient par mourir au terme d'une douzaine d'années (pour les plus chanceux.) Moi, au contraire, je n'avais pas l'impression de subir les affres de l'âge; je continuais à rester en parfaite santé, et surtout j'accumulais une incroyable expérience en matière de "vie de chat": j'ai fini par apprendre à connaître les gens de mon village natal, et plus surprenant encore, à comprendre leur langage... Je retins les noms de plusieurs d'entre eux, ceux qui se montraient gentils envers moi, et bien que je ne pouvais parler comme eux, j'arrivais à me faire comprendre. Et toujours, autour de moi, les enfants grandissaient, devenaient adultes, se mariaient, fondaient une famille, puis prenaient de l'âge et décédaient... Au bout d'une centaine d'années, j'étais toujours le même chat, inchangé -si ce n'était que je devenais de plus en plus conscient de ma condition exceptionnelle.

Enfin, au bout de cent années, le miracle se produisit. J'étais devenu humain.

Enfin, quand je dis cela, je veux dire qu'un beau matin de printemps, je me suis réveillé en grelottant dans la grange où j'avais passé la nuit. Je me demandai bien ce que cela voulait dire, et soudain ce fut le choc. J'avais des mains, et une peau rose et lisse. Complètement paniqué, j'ai titubé sur mes grandes guibolles jusqu'à un seau et je me suis miré dans l'eau qu'il contenait: horreur! J'étais bel et bien un humain! Avec un nez, des lèvres, des cheveux, un nombril, des genoux qui plient vers l'arrière... J'étais bien sûr épouvanté, abasourdi, complètement incapable de comprendre ce qui m'était arrivé. Et je suis sorti de la grange, entièrement nu. Cela n'a pas loupé: j'ai été intercepté et chassé à coups de pierres par les paysans, qui me prirent pour un satyre désaxé. Je fuis donc dans la campagne, jusqu'à trouver des vêtements laissés sans surveillance. Une fois atourné correctement, j'ai pris du temps pour réfléchir à ce qui m'arrivait. Beaucoup de temps.

J'ai vécu près de deux ans en pillard invisible, vivant de rapines dans les champs et les celliers des environs, tâchant d'éviter le plus possible la compagnie des humains. J'ai mis cette période à profit pour me familiariser avec mes nouveaux pouvoirs -car je découvris que j'en possédais, désormais. Entre autres, j'appris rapidement à maîtriser la métamorphose. Il m'était bien plus facile de passer inaperçu en tant que chat; mais j'en étais encore à mes débuts en tant que yokai change-forme, et je ne pouvais conserver mon apparence féline que peu de temps durant la journée. La nuit en revanche, plus possible de redevenir un chat, à moins de me concentrer au point de m'épuiser!

Encore bien trois hivers plus tard, j'avais finalement appris à contrôler mes pouvoirs de manière suffisante pour m'approcher du monde des humains sans risquer de me trahir. J'avais vécu suffisamment longtemps auprès d'eux pour connaître leurs usages, aussi ne parus-je pas trop suspect lorsque j'entrais, au terme de quelques jours de marche, dans une grande ville. Là, je compris les possibilités que m'offrait cette nouvelle apparence: on ne me chassait pas lorsque j'entrais dans une poissonnerie ou une auberge, je pouvais parler aux gens -même si ce fut un apprentissage long et laborieux que d'aligner plus de trois mots- et surtout je pouvais vivre au grand jour. Mais j'appris aussi une douloureuse vérité: nul ne peut survivre bien longtemps sans argent.

L'idée de travailler me répugnait; j'étais après tout habitué à de longues siestes, et lorsque j'avais faim je volais. Mais ce n'était pas comme cela que ça se passait chez les mortels. J'ai essayé d'apprendre nombre de métiers: potier, meunier, bouvier, tailleur, marchand à la criée, et j'en passe. Mais aucun ne me convenait. Maladroit et paresseux comme je l'étais, aucun maître ne voulait de moi. Je désespérais de trouver un jour une situation officielle, car vivre en vagabond me rebutait tout autant que de gagner mon pain à la sueur de mon front.

Un jour, le destin guida mes pas jusqu'à une école d'arts martiaux. Interloqué par les cris que j'entendais, je trouvai le courage de pousser le portail et d'entrer. Le spectacle qui se déroulait sous mes yeux me fascina alors au plus haut point; des hommes, jeunes et moins jeunes, maniaient le sabre ou la lance, en une danse virtuose. Le claquement des armes s'entrechoquant, la grâce des esquives, l'énergie farouche des cris d'attaque; tout cela fit s'emballer mon coeur. Je fus tiré de ma rêverie par une grosse main sur mon épaule. Un homme de haute taille et de solide carrure, au regard d'une bonté et d'une force telles que jamais je n'en avais vues, me souriait imperceptiblement.
"Je suis Kurosawa Masatoshi, le maître d'armes de ce dojo. Alors garçon, tu souhaites apprendre l'escrime?"
Sans trop réfléchir, j'ai opiné du chef.
"Je te préviens", ajouta le grand homme, "c'est une voie difficile que tu choisis. Le sabre et la lance sont des armes; l'escrime, un art de tuer. Il est possible que tu n'aies jamais à t'en servir, mais il est aussi possible que tu doives un jour ôter la vie de quelqu'un pour te défendre. Une fois que l'on a tué un homme, on ne voit plus le monde de la même manière; on perd à jamais quelque chose, un genre d'innocence. Sachant cela, veux-tu encore apprendre l'escrime chez moi?"
Cette fois, je répondis de vive voix: "Oui, Sensei."

L'apprentissage au sein de l'école de Kurosawa-Sensei fut long et difficile, ainsi qu'il me l'avait annoncé. Mais grâce à mes réflexes de félin, et à mon expérience de la vie à la rude, j'assimilai les bases avec une aisance qui força le respect du maître des lieux. Tant et si bien qu'il plaça rapidement beaucoup d'espoirs en moi. En quelques années, je devins le premier disciple du style Kurosawa-Bankyû. Je privilégiais rapidement le combat à l'ômi-yari (la lance courte d'Ômi) arme qui correspondait davantage à ma carrure et à mon attitude. L'apprentissage de l'escrime devint ma plus grande passion, ma raison de vivre. J'avais trouvé ma voie, et je n'éprouvais aucun découragement, aucune fatigue malgré les heures et les heures passées à repousser mes limites. Je vivais pour la lance.

Kurosawa-Sensei finit bien sûr par s'apercevoir que j'étais un yokai; mais il fut étonnamment compréhensif. Il ne s'étendit pas sur le sujet, mais me signifia simplement que tant que je travaillerais dur et que je suivrais la philosophie du guerrier, il n'aurait aucune raison de me chasser. C'est également pour cela que je mis tout mon coeur à le satisfaire.

Lorsque la guerre frappa à nos portes, et que les hommes furent mobilisés pour défendre les intérêts du seigneur régional, je m'enrôlais malgré le risque d'être découvert, afin de ne pas laisser mon vieux maître partir à la bataille seul. Il fut réticent; il ne souhaitait pas que le meilleur de ses disciples meure avec lui. Mais ma détermination était trop forte, et il finit par accepter. Nous combattîmes côté à côte dans de nombreux affrontements, survivant malgré quelques blessures.
A la veille de l'ultime bataille, mon maître tint à s'entretenir avec moi, seul à seul. Il ne me dit rien, mais empoigna sa lance et se mit en garde, m'attaquant sans explication. Je me défendis. Notre duel dura bien une heure, durant laquelle j'épuisai toutes les techniques qu'il m'avait apprises. En guise de coup final, il me porta une botte que je n'avais jamais vue; je devais réagir en un quarte de seconde, sinon j'étais mort. C'est alors que j'entrevis la manière de contre-attaquer. Je parai, et portai mon attaque. Je sentis le choc dans mes bras, et craignis le pire; mais je fus soulagé de constater que mon maître portait déjà sa cuirasse, et qu'il était indemne.
En me souriant, Kurosawa-Sensei déclara:
"Félicitations, fils. Tu as compris et maîtrisé l'ultime arcane du "style de la feuille de saule" des Kurosawa, par ton seul instinct."
Il me fit alors don de son nom de famille, et me signifia que sitôt rentré, il officialiserait mon adoption. Lui qui avait veillé sur moi tant d'années, me faisait le plus grand des cadeaux. J'en pleurai de joie.

Hélas! Le lendemain fut le jour trois fois maudit de la bataille de Sekigahara. Les troupes des Tokugawa, nos ennemis, nous écrasaient. Au coeur de la bataille, mon nouveau père et moi nous battions dos à dos, luttant avec l'énergie de ceux qui veulent survivre. Soudain, je sentis qu'on me poussait; je titubai, et me retournai; et ce que je vis me glaça l'âme.
Kurosawa Masatoshi, dans un élan de bravoure digne des héros de jadis, s'était interposé entre moi et une flèche tirée par un archer posté sur une colline à quelques dizaines de mètres. La pointe d'acier l'avait atteint à la poitrine. Il s'affaissa, et je pus à peine de retenir dans mes bras. Tombant à genoux, je restai figé, Masatoshi dans mes bras. Dans un dernier souffle, alors qu'il s'étouffait dans son sang, je le vis sourire, et il murmura:
"Je pars en paix... car je sais que... tu vivras selon les principes... que je t'ai... enseignés... Pardonne le vieux fou... que je suis... Mon seul... regret... est de ne pas avoir pu... passer plus de temps... avec toi... Mon fils..."
Il rendit l'âme alors que je le serrais contre mon coeur.

Il n'y eut pas de larmes à cet instant. Au contraire. Le tumulte assourdissant de la bataille s'estompa, se transformant en une vague rumeur, pareille à celle qu'entend l'enfant qui presse un coquillage contre son oreille. J'avais l'impression que tous ceux qui m'entouraient, alliés et ennemis, n'étaient que des ombres vagues. Le seul qui m'apparut clairement, était l'archer qui venait de tuer mon père. Je me levai lentement, empoignant dans ma main gauche la lance de Masatoshi. Et j'avançai.
Je ne courus pas. Un feu glacial, celui de la haine, me tenaillait la poitrine et exacerbait mes sens. Par quatre fois, je vis un homme courir sur moi, l'arme haute: à quatre reprises, je tuai cet assaillant d'un unique geste, précis comme un chat sautant sur une souris. L'archer me vit, et encocha, puis tira. D'un penché de tête, j'esquivai le projectile. Et je me mis à courir. L'archer eut à peine le temps de sortir son tantô, que je bondissais sur lui, mes deux lances le transperçant de part en part et le clouant au sol. Mais il ne mourut pas sur le coup. Alors que mon élan me forçait à me pencher pour recouvrer mon équilibre, il balança son arme en un dernier geste. La lame me déchira la peau en travers de l'oeil droit, dessinant un sillon sanglant de mon front à la commissure droite de mes lèvres.

La suite est floue. Je ne sais pas comment je me suis retrouvé dans la forêt, loin, très loin du tumulte de la bataille et des cris des mourants qu'on achevait. J'ignore comment j'ai fait pour récupérer le corps de mon père au milieu de ce chaos de boue et de sang, pour le porter sur mes épaules et l'enterre au pied d'un cryptomeria. Je m'étais appliqué un pansement sur l'oeil, mais où avais-je trouvé les bandages? C'était le noir complet. Il faisait nuit. J'étais seul, avec la tombe improvisée du seul homme dont l'existence m'apportait le réconfort, et sa lance -la mienne avait disparu; sans doute ornait-elle encore le cadavre de cet archer inconnu.

Je ne savais pas ce que j'allais faire, alors j'ai marché, vers le coeur des bois obscurs. J'ai marché, sans savoir où aller, car plus rien à mes yeux n'avait d'importance.


Votre arrivée a Yokai Gakkou:
J'ai dû perdre connaissance lors de ma marche sans but dans les bois. Mais quand je me suis réveillé, j'étais couché sur un futon, dans une pièce décorée avec un luxe sobre. On avait visiblement soigné mes nombreuses blessures, mais la lumière me faisait encore mal aux yeux. Cherchant à me prémunir de ses rayons, je me cachai le visage avec ma patte...
Ma patte?
J'étais redevenu un chat! Ma fatigue avait dû annuler ma métamorphose! Qu'allaient dire ceux qui m'avaient soigné lorsqu'ils verraient cela?
Mais un bon rire de vieillard me fit sursauter. Me hérissant, je vis alors face à moi un homme d'âge vénérable, à la longue barbe et aux cheveux argentés, aux yeux clos, qui me rassura.
Il me dit qu'il savait ce que j'étais, mais que cela n'avait aucune importance ici. Il m'avait trouvé lors d'une promenade, dans un piteux état, et m'avait ramené afin que l'on me soigne. Il ne me demandait aucune explication, à part bien sûr si j'avais envie de parler, et se leva pour me quitter en me disant que j'étais en sécurité ici, et que je pourrais rester tout le temps qu'il me semblerait nécessaire. Et je l'ai cru.

J'ai intégré Yokai Gakkou, par pur hasard. Mais je sens qu'ici je parviendrais -peut-être- à panser mes blessures. Toutes mes blessures.

_______________________________________________________________

DERRIÈRE LE PC
_______________________________________________________________



Prénom
Raphaël

Âge [Facultatif]

Comment avez-vous connu le forum ?
En parlant avec son créateur

Double compte ? Oui [_] Non [X]

Combien de temps peux tu consacrer au Forum ? [3-4/10]
[i]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Holo Hirasawa
Mugibatake no Tannin
avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 02/08/2012
Age : 24
Localisation : Dans les entrailles de l'île.

MessageSujet: Re: Kurosawa Ei'ichirô   Lun 29 Avr - 20:53

Texte magnifique, rien à redire. si tu en as une copie papier la directeur est prêts à l'encadrer sous verre ^^

Juste une question au niveau de l'age, et tu au courant que les cent premières années ne compte pas dans le décompte final.

il est évidement validé. Mais fait gaffe où tu le poste, ça allait pas sous recensement. ^^

_________________


La lune est magnifique ce soir... Tu n'aurais pas quelque chose à boire ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Oshino Ryu
Yondaime Kouchou
avatar

Messages : 86
Date d'inscription : 02/03/2012
Age : 28
Localisation : Sur l'île

MessageSujet: Re: Kurosawa Ei'ichirô   Mar 30 Avr - 13:41

Je n'ai rien n'à rajouter de plus, si ce n'est que je te souhaite la bienvenue parmis nous, mon cher Ei'ichirô.

_________________
Kouchou no theme:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://yokaigakkou.forumgratuit.ch
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Kurosawa Ei'ichirô   

Revenir en haut Aller en bas
 
Kurosawa Ei'ichirô
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [BMI] GAN SAN & The KGC10 GTR !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yokai Gakkou :: Administration :: Présentation :: Présentations validée-
Sauter vers: